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Accident du travail – La possibilité d’obtenir une indemnisation complémentaire à la rente AT

L’indemnisation d’un accident du travail pour faute inexcusable de l’employeur

Les victimes peuvent obtenir l’indemnisation d’un accident du travail pour faute inexcusable de l’employeur en complément de la rente versée par la CPAM. Cette réparation couvre l’ensemble des préjudices subis, au-delà de l’indemnisation forfaitaire du régime de sécurité sociale. L’intervention d’un avocat spécialisé en droit des victimes s’avère indispensable pour sécuriser cette procédure et garantir une compensation intégrale.

Qu’est-ce que la faute inexcusable de l’employeur ?

Cette faute constitue un manquement à l’obligation de sécurité de résultat qui incombe à tout employeur. Les tribunaux la définissent comme la situation dans laquelle l’employeur avait, ou aurait dû avoir, conscience du danger auquel le salarié était exposé et n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver. Deux critères cumulatifs doivent être réunis : la conscience du risque et l’absence de protections adaptées.

La démonstration de ce manquement ouvre droit à l’indemnisation d’un accident du travail pour faute inexcusable de l’employeur. Cette procédure nécessite d’apporter la preuve du manquement en rassemblant des éléments concrets : attestations de collègues, photographies des lieux, fiches de poste ou tout document démontrant la connaissance du danger (voir modèle d’attestation), enquête de police et de gendarmerie, rapport de l’inspection du travail ou du CSE (ancien CHSCT).

Les préjudices indemnisables pour faute inexcusable de l’employeur

Lorsque la faute est reconnue, le Tribunal ordonne la majoration de la rente. L’indemnisation d’un accident du travail pour faute inexcusable de l’employeur couvre des préjudices complémentaires tels que le déficit fonctionnel temporaire, l’assistance par tierce personne avant consolidation, les séquelles physiques et psychologiques, les souffrances endurées, le préjudice d’agrément, le préjudice sexuel, le préjudice esthétique, les aménagements de véhicule et de domicile, ainsi que la perte de chance de promotion professionnelle.

Les autres postes sont réputés réparés par la rente et ne peuvent être sollicités, notamment l’aide humaine post-consolidation. Un espoir naît toutefois de la décision de la Cour de Cassation du 20 janvier 2023 qui juge que la rente ne répare pas le déficit fonctionnel permanent. La méthode de calcul forfaitaire est qualifiée d’imparfaite pour prendre en compte ce préjudice dans le montant versé par la sécurité sociale. La CPAM appliquant cette méthode critiquée par la Cour de Cassation au calcul de l’assistance par tierce personne, cette évolution jurisprudentielle permet d’envisager une extension vers réparation intégrale.

Le montant de l’indemnisation pour faute inexcusable de l’employeur

Le montant de l’indemnisation pour faute inexcusable de l’employeur varie selon plusieurs critères : la gravité des séquelles, l’âge de la victime, les revenus professionnels et l’impact sur la vie quotidienne. Cette évaluation personnalisée permet d’adapter la réparation aux conséquences réelles subies.

Contrairement à la rente forfaitaire de la CPAM, le montant de l’indemnisation pour faute inexcusable de l’employeur prend en compte l’intégralité des atteintes subies, notamment les douleurs physiques et morales ou le préjudice d’agrément qui ne sont jamais couverts par le régime classique. Le montant de l’indemnisation pour faute inexcusable de l’employeur comprend également l’augmentation de la rente de la CPAM. Les sommes obtenues peuvent ainsi varier de quelques dizaines de milliers d’euros pour des séquelles modérées à plusieurs centaines de milliers dans les cas graves.

Le rôle de l’avocat dans la reconnaissance de la faute inexcusable

L’avocat spécialisé dans les accidents du travail guide la victime dans la constitution du dossier de preuves nécessaire à la reconnaissance de cette responsabilité. Cette assistance juridique débute dès la survenance de l’accident par le dépôt d’une plainte, l’alerte de l’inspection du travail et le rassemblement des éléments démonstratifs du manquement patronal. Les éléments recueillis permettront de justifier la rédaction d’une requête devant le Pôle social.

L’indemnisation d’un accident du travail pour faute inexcusable de l’employeur nécessite également un accompagnement lors de l’expertise médicale. L’avocat travaille en collaboration avec un médecin-conseil spécialisé pour veiller à l’évaluation complète des séquelles et garantir que tous les postes de préjudices soient correctement chiffrés.

Les délais pour agir en cas de faute inexcusable de l’employeur

Le délai pour agir est de deux ans à compter de l’accident ou de la fin du versement des indemnités journalières par la sécurité sociale. Ce délai peut être suspendu tant qu’une action pénale est en cours et débouche sur des poursuites. Il est également interrompu par la saisine de la CPAM d’une demande de conciliation avec l’employeur, ce qui offre une protection supplémentaire aux personnes engageant rapidement leurs démarches.

Situations particulières

Certaines situations d’accidents du travail présentent des spécificités qui rendent l’accompagnement par un avocat spécialisé encore plus indispensable pour protéger le droit des victimes et optimiser leur indemnisation. Les cas particuliers les plus fréquents :

  • Exposition à l’amiante : Les victimes bénéficient d’un dispositif spécifique en saisissant le Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante. Cette procédure permet d’obtenir une indemnisation complète sans avoir besoin de prouver la faute de l’employeur.

  • Responsabilité d’un tiers : Lorsqu’une société extérieure est impliquée dans l’accident, le régime d’indemnisation diffère significativement. Le Cabinet Beynet a notamment accompagné un salarié de 19 ans tombé d’une hauteur de 5,30 mètres après disparition des protections collectives. Resté lourdement handicapé, il a d’abord obtenu 250.000 euros au titre de l’indemnisation d’un accident du travail pour faute inexcusable de l’employeur. L’identification de la responsabilité de la société chargée de la maintenance a ensuite permis d’obtenir 6.500.000 euros en droit commun, illustrant l’écart considérable entre les deux régimes.

Face à la complexité de ces situations et aux enjeux financiers importants qu’elles représentent, le Cabinet Beynet réunit une équipe d’avocats spécialistes de l’indemnisation des victimes qui accompagnent les personnes accidentées dans l’ensemble de leurs démarches. Fort de cinquante ans d’expérience en réparation du dommage corporel et membre de l’ANADAVI, le cabinet propose un premier rendez-vous gratuit pour analyser chaque situation et définir la stratégie adaptée.