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Infractions – Vos droits à indemnisation

Droits des victimes d’infractions pénales

Le système d’indemnisation français garantit une protection étendue aux personnes ayant subi un préjudice corporel résultant d’un crime ou d’un délit. Le droit des victimes d’infractions pénales permet ainsi d’obtenir une réparation intégrale, que les faits soient survenus sur le territoire national ou à l’étranger. Ce droit à indemnisation intégrale résulte d’une loi relativement récente (loi du 6 juillet 1990). Avant cette date, la victime devait se faire indemniser par l’auteur, lequel était le plus souvent insolvable et son incarcération ne permettait pas l’indemnisation des victimes à hauteur de leurs préjudices. Face à la complexité des démarches administratives et judiciaires, l’assistance d’un avocat spécialisé en droit des victimes s’avère déterminante pour faire valoir son indemnisation. Le Fonds de Garantie des Victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGTI) assure le versement des indemnités au titre de la solidarité nationale. Ce mécanisme est essentiel lorsque l’auteur des faits demeure inconnu ou insolvable afin qu’aucune personne blessée ne reste sans ressources face aux conséquences dramatiques d’une agression.

L’indemnisation par la solidarité nationale

Il n’est pas nécessaire que l’auteur soit identifié ou interpellé pour que la procédure aboutisse, ce point s’avérant crucial notamment en matière de viols ou d’agressions par des tiers en fuite. La procédure qui se déroule devant la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI) permet d’obtenir une indemnisation par le Fonds de Garantie des Victimes des Actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGTI) permettant ainsi que les droits des victimes d’infractions pénales s’exercent indépendamment de la situation financière du responsable. Pour bénéficier de ce régime, la partie requérante doit apporter la preuve de la réalité de l’infraction.

Une procédure autonome

La saisine de la Commission permet de s’affranchir des lenteurs ou des aléas d’un jugement correctionnel ou criminel. Cette juridiction autonome ne requiert pas une décision pénale préalable condamnant un coupable : seule la réalité des faits doit être établie par des éléments probants comme des témoignages, des procès-verbaux de police ou des documents cliniques. Si l’action est jugée recevable, la Commission ordonne généralement une expertise médicale pour évaluer précisément l’étendue des dommages corporels et chiffrer les séquelles définitives. Sur le territoire français, le droit des victimes d’infractions pénales protège toute personne, quelle que soit son origine et sans condition de régularité de séjour, tandis que la nationalité française est requise pour saisir la CIVI lorsque l’événement traumatique survient hors de France.

Le rôle de l’avocat spécialisé dans les agressions physiques

L’intervention d’un avocat spécialisé dans les agressions physiques se révèle primordiale pour constituer un dossier solide face au Fonds de Garantie. Il rassemble les preuves de la réalité de l’agression et veille à ce que l’ensemble des préjudices, corporels comme psychologiques, soit pris en compte. Cette assistance permet de sécuriser les droits des victimes d’infractions pénales tout au long de la procédure, depuis la demande d’expertise jusqu’à la liquidation finale du préjudice. Une défense technique est indispensable pour contester les éventuelles limitations de garantie opposées par les organismes payeurs.

Exemples d’indemnisation obtenus par le cabinet Beynet

L’indemnisation d’une victime d’agression suit des règles spécifiques que le cabinet maîtrise parfaitement. À titre d’illustration, les droits des victimes d’infractions pénales ont pu être rétablis dans des dossiers complexes grâce à cette expertise. Voici quelques exemples de résultats obtenus suite à l’intervention du cabinet :

  • Un prêtre français agressé à la machette en Mauritanie ayant dû être amputé d’un membre supérieur.
  • Un ingénieur français travaillant au Gabon, victime d’un traumatisme crânien grave après avoir reçu un coup de bouteille.
  • Une ingénieure agronome victime d’un viol à l’étranger, indemnisée pour l’impossibilité de poursuivre sa carrière à l’international.
  • Une victime de viols intra-familiaux commis durant l’enfance : le relevé de forclusion a été obtenu 17 ans après les faits en prouvant l’incapacité psychique de la victime à agir plus tôt.
  • Un ressortissant français rendu tétraplégique en Belgique après un plongeon dans un bassin mal signalé.
  • Une personne percutée par un hors-bord au Mexique alors qu’elle nageait.

Le recours au SARVI pour les séquelles légères

Le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI) intervient pour les atteintes corporelles mineures ou les préjudices matériels. Ce dispositif est mobilisable lorsque la CIVI n’est pas compétente et qu’un jugement pénal définitif a été rendu. L’organisme verse la totalité de l’indemnité si celle-ci est inférieure à 1 000 euros ou une provision de 30% dans la limite de 3 000 euros pour les montants supérieurs avant de se retourner contre l’auteur condamné. Pour engager ces démarches et sécuriser l’obtention des fonds, le recours à un avocat spécialisé dans les agressions physiques est recommandé.

Fort de plus de 50 ans d’expérience, le Cabinet Beynet est composé d’avocats spécialistes de l’indemnisation des victimes. Son expertise vise à faire respecter scrupuleusement les droits des victimes d’infractions pénales pour garantir une réparation complète. Un premier rendez-vous gratuit est proposé au cabinet afin d’analyser le dossier et de définir la stratégie d’indemnisation la plus adaptée.