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Accident de la route à l’étranger

Indemnisation d’un accident de la route à l’étranger

La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI) permet aux Français d’obtenir l’indemnisation d’un accident de la route à l’étranger lorsqu’ils ont été victimes de faits présentant le caractère matériel d’une infraction. Ce dispositif garantit une réparation intégrale des préjudices subis, même si l’accident s’est produit hors de France. Les personnes de nationalité française, qu’elles résident à l’étranger ou qu’elles y séjournent temporairement, peuvent ainsi prétendre à une indemnisation en saisissant cette juridiction spécialisée.

L’indemnisation des accidents de la route à l’étranger par la CIVI

La CIVI constitue une juridiction autonome créée pour indemniser les victimes d’infractions. Contrairement aux accidents survenus en France qui relèvent de la loi Badinter, l’indemnisation des accidents de la route à l’étranger impliquant des ressortissants français passe par ce dispositif spécifique. Cette juridiction intervient lorsque les circonstances révèlent une infraction pénale, qu’il s’agisse d’actes volontaires ou non. Ce mécanisme permet d’obtenir réparation en France même lorsque l’auteur des faits n’est pas identifié, n’est pas assuré ou se trouve dans l’impossibilité de verser une indemnisation.

Les conditions pour bénéficier de l’indemnisation d’un accident de la circulation à l’étranger

L’indemnisation d’un accident de la circulation à l’étranger par la CIVI nécessite le respect de plusieurs critères d’éligibilité. La victime doit être française, qu’elle réside à l’étranger ou qu’elle y séjourne temporairement. Les faits doivent avoir entraîné une incapacité permanente, une incapacité totale de travail personnel égale ou supérieure à un mois. Cette procédure obéit aux règles édictées par les articles 706-3 et suivants du Code de procédure pénale. La gravité des conséquences conditionne ainsi la recevabilité de la demande devant cette juridiction.

La procédure devant la CIVI : étapes et délais

Cette instance autonome fonctionne indépendamment de toute action pénale. Elle peut donc être introduite en l’absence de procès pénal, lorsque celui-ci est en cours ou après son expiration. Les délais pour agir sont stricts : trois ans à compter des faits, ou un an après la décision ayant statué définitivement sur l’action publique ou l’action civile en cas de poursuites pénales. Pour solliciter l’indemnisation des accidents de la route à l’étranger, la personne lésée doit saisir la CIVI du tribunal compétent en fournissant les documents attestant des faits et de leurs conséquences. L’indemnisation d’un accident de voiture reste possible même si les circonstances exactes des faits demeurent incertaines, dès lors qu’ils présentent le caractère d’une infraction. Si l’action est recevable, la Commission ordonne le plus souvent un examen médical gratuit pour la victime et peut allouer une provision à valoir sur la réparation définitive.

Les préjudices indemnisables après un accident à l’étranger

L’indemnisation des accidents de la circulation à l’étranger couvre l’ensemble des préjudices corporels, économiques et moraux subis par la victime, selon la nomenclature Dintilhac. Les dommages corporels comprennent les souffrances physiques endurées, l’incapacité temporaire et les séquelles permanentes. Les préjudices économiques englobent la perte de revenus professionnels, les frais médicaux, les dépenses d’aide humaine et les aménagements nécessaires du domicile ou du véhicule. Les atteintes morales, telles que le préjudice d’agrément ou esthétique, font également l’objet d’une compensation. Cette évaluation prend en compte plus de trente postes distincts pour garantir une réparation complète, adaptée aux dommages effectivement subis. La victime est indemnisée comme si l’accident avait eu lieu en France. L’indemnisation se fait en euro et non avec la monnaie du lieu de l’accident.

L’expertise médicale dans le cadre de l’indemnisation

L’évaluation médicale constitue un élément déterminant dans cette procédure. Ordonnée par la Commission, cet examen est réalisé sans frais pour la victime et permet de déterminer l’étendue des préjudices et des séquelles. La préparation de cette évaluation nécessite de rassembler un dossier médical complet comprenant l’ensemble des pièces justificatives : les premières constations médicales après l’accident, hospitalisations, comptes-rendus opératoires, examens complémentaires, arrêts de travail. L’assistance d’un médecin-conseil spécialisé en évaluation du dommage corporel et d’un avocat s’avère fortement recommandée pour veiller à ce que les séquelles ne soient pas sous-évaluées et pour garantir que l’aspect juridique soit pris en compte dès cette étape cruciale. La consolidation médicale, c’est-à-dire la stabilisation des séquelles, conditionne l’indemnisation définitive.

Le rôle de l’avocat pour les accidents de la route à l’étranger

L’avocat spécialisé en droit des victimes maîtrise les spécificités de cette procédure et accompagne les Français dans l’ensemble de leurs démarches suite à un sinistre survenu dans un autre pays et notamment l’obtention des pièces médicales. Cette expertise juridique s’avère indispensable face à la complexité des conditions d’éligibilité, des délais stricts et des formalités pour rassembler les pièces nécessaires. L’avocat intervient dès la saisine de la Commission pour sécuriser les droits de la victime, l’assiste pendant l’examen médical et négocie l’offre d’indemnisation. En cas de dépassement des délais, il peut solliciter ce recours en apportant les éléments justificatifs nécessaires.

Le Cabinet Beynet Avocats réunit une équipe d’avocats spécialisés dans les accidents de la route qui interviennent aussi bien pour les sinistres qui se produisent sur le territoire national que pour ceux survenus à l’étranger. Fort de cinquante années d’expérience en matière d’indemnisation du dommage corporel et membre de l’ANADAVI, le cabinet a développé une expertise reconnue dans la défense des intérêts des victimes auprès de cette juridiction. Cette spécialisation garantit une défense optimale et la meilleure réparation possible.

La particularité des accidents à l’étranger réside dans l’obtention des pièces médicales, des premières interventions ainsi que les documents de police ou les témoignages pour préciser les circonstances de l’accident et l’existence d’une infraction. Le Cabinet a une grande expérience dans ce domaine.

Exemples d’indemnisations obtenues par le Cabinet Beynet

Les avocats du Cabinet Beynet ont accompagné de nombreuses victimes françaises dans la reconnaissance de leurs droits suite à des accidents de la circulation à l’étranger :

  • En Algérie, un Français passager d’un véhicule dont le conducteur a soudainement perdu le contrôle a obtenu une pleine indemnisation de ses préjudices par la Commission.

  • En Côte d’Ivoire, une personne arrêtée à un barrage de gendarmerie, sortie de sa voiture à la demande des forces de l’ordre et percutée par un automobiliste, a été indemnisée après avoir subi l’amputation d’un membre inférieur.

  • À Madagascar, une personne qui se déplaçait à pied a été renversée par un automobiliste ayant pris la fuite. Gravement blessée, elle a obtenu réparation.

  • En Inde, lors d’un accident à bord d’un minibus ayant quitté sa trajectoire, une Française souffrant de fractures aux jambes a été indemnisée.

  • En Tunisie, un couple grièvement blessé suite au renversement d’un autocar au retour d’une excursion a obtenu une indemnisation.

  • Au Cambodge, une personne grièvement blessée lors d’une collision frontale, ne pouvant plus exercer son activité professionnelle, a obtenu du Fonds de Garantie l’indemnisation de ses préjudices

  • Au Mexique, une enseignante en vacances s’est fait broyer le genou par l’hélice d’un horbord. Celui s’ayant enfuit la victime a été victime indemnisé grâce aux témoignages de ses amis présents sur la plage ayant vu l’accident et le dossier médical corroborant les déclarations de la victime et des témoins.

Le relevé de forclusion si les délais ont expiré

Ce recours peut être obtenu lorsque la victime n’a pas été en mesure de faire valoir ses droits dans les délais impartis, notamment si elle était mineure au moment des faits ou pour tout autre motif légitime. Dans ces situations, les avocats rassemblent les éléments qui permettront de démontrer l’impossibilité matérielle ou psychologique de saisir la juridiction en temps utile. À titre d’exemple, une Française accidentée en Afrique du Sud a contacté le cabinet dix-sept ans après les faits. Les avocats ont sollicité ce recours en démontrant que leur cliente n’avait pu exercer ses droits en raison de troubles psychologiques. Afin d’établir la réalité de ces troubles, le cabinet l’a orientée vers un expert psychiatre qui a établi un rapport circonstancié. Grâce à cette intervention, elle a pu recevoir une pleine compensation.

Le cabinet assiste les victimes d’accidents de la route à l’étranger tout au long de la procédure d’indemnisation. Un premier rendez-vous gratuit permet d’analyser votre situation et de définir la stratégie adaptée.